G H– conseiller du SAJ –
service de 27 personnes dont il est le responsable- fonction d'un
mandat, autorité mandante – fonctionnaire particulier- décisions
en toute indép- rôle de majistrat- compétences reprises du juge de
la jeunesse.- rôle en matière de prévention et dans les familles-
bcp de secteurs en concertation- très sollicité à Bx- a participé
à ts les protocoles d'accord-
compétence territoriale =
arrondissement judiciaire = Province- Liège, Huy, Verviers =
population de 260 000 habitants
mentalités différentes entre les
personnes du Sud, du Nord, collaborations particulières ... avec la
communauté germanophone -
avec la communautarisation, les
matières communautaires et ils gèrent les matières en communauté
germanophone mais on a un accord particuler , il y a ...
cette carte géo, met en évidence certaines
situations , je l'aime bien. Il est évident que on voit bien que ces
communes du Sud qui sont des grandes communes ... mais qui ont de
grands problèmes de mobilité. Les gens pour venir ici, c'est
compliqué. Les bus, ... pour les enfants, c'est compliqué aussi. Et
on voit bien que l'essentiel de mes dossiers , un pourcentage
important provient effectivement des gens qui habitent sur ce qui est
l'ancien bassin de la Vesdre, donc Verviers, Dison, Pepinster. Mais
on voit combien ces communes sont petites, hein, donc si on fait
Verviers, Dison,Pepinster, c'est plus petit que Jalhay, c'est plus
petit que Theux, ... et donc ça induit beaucoup de choses en terme
de situation de ces communes là, elles n'ont pas, selon moi, une
surface, un territoire suffisant, qui leur permette de compenser, les
difficultés qu'ils ont , difficultés des anciennes villes
industrielles. Aujourd'hui l'essentiel des zonings sont situés , sur
les Plenesses, une bonne partie sur Welk, mais les communes qui
devraient bénéficier d'apports financiers supplémentaires sont
très limitées , donc elles cumulent les problèmes d'être les
centres de services, l'hôpital, les pompiers, même s'il y a
d'autres pompiers ailleurs, mais ... les services sont centrés là
avec une surface qui est quand même très limitée. Et donc, comme
il y a eu un déplacement de population, qui a un moment donné, qui
ont été à la campagne, mais c'était une population qui avait des
sous, hein, ben ils ont été s'installer à Theux, à Jalhay, à
Herve, ... etc. Et mais ce sont des gens qui ont des revenus, et
donc... Olne, ils vont dans des communes qui rendent moins de
services, il y a moins de maisons de retraite, il y a moins de trucs
etc, ils ont plus d'argent par rapport à la population et en plus,
ils bénéficient souvent d'installations d'industries qui ont quitté
le bassin là parce que on ne fait plus venir des camions qui ...
une carte comme ça, c' est important,
parce que c'est une manière d'expliquer au service ou quoi, la
réalité.
Je peux vous dire que , ... moi je dois
faire attention à demander à des gens qui habitent Waimes ou
Lierneux, de venir chez le psychologue trois fois la semaine, ... si
les gens n'ont pas de véhicule, on va dire qu'ils ne coopérent pas,
et truc mais en fait ... pauvres gens, ils ne savent même pas venir.
Maitenant, les gens qui ont des
voitures, ici, peuvent encore, parce qu'il y a l'autoroute. Mais
avant l'autoroute, ceci, on revient à cette ligne, hein , qui en
fait, constitue, sur le terrain, ce que j'appelle moi, la barrière
des fagnes. Avant quand il n'y avait pas l'autoroute, en hiver,
traverser, monter la baraque michel etc quand il y avait de la neige
etc, c'était un problème, maintenant, avec l'autoroute, c'est plus
facile. Et les communes n'ont pas la même mentalité que là –
bas. Dans le temps, ils ne parlaient même pas la même langue, hein.
Une partie ici (sud) parlait l'allemand , alors que dans ces communes
là on avait un patois qui s'appelle le platteduitsh , qui était un
mélange d'allemand et de hollandais, puisque au-delà de Plombières,
c'est la Hollande.
C'est un arrondissement intéressant
mais qui crée des cultures, des mentalités qui sont différentes.
Alors ça s'atténue avec le temps, mais quand même... il y a , je
le vois bien des façons de voir les chose différenmment – même
au niveau des institutions
aujourd'hiu, s'ajoute à ça une
influence de positionnement politique. C'est sûr que les communes du
centre, bon, il y a eu un changement de majorité à Verviers, mais
... avant c'était une majorité socialiste. Avec dans le sud,c est
plutôt libéral et c'est plutôt cdh , psc, dans le nord,
maintenant, c'est un peu différent mais ça crée quand même des
... heureusement les forces politiques se répartissent un peu près
sur l'arrondissement de Verviers, ave des forces à peu près égales,
donc on n'a pas un parti totalement dominant, ce qui fait que ...
j'ai de bons contacts avec des parlementaires, je pense qu'ils
répondent un peu favorablement parce qu'il n'y a pas de position
dominante sur l'arrondissement. Aujourd'hui on voit une coloration
plutôt libérale, qui s'installe plus fortement. Avec une perte de
ce qui était les grandes bastions plutôt chrétiens. Psc, donc
plutôt dans le nord, hein, Herve, ...
Il y a deux choses, la ville de
Verviers, ce n'est pas loin de l'accès d'autoroute hein. D'ailleurs
un bel exemple, c'est l'hôtel Verviers, et Crescendo, or
l'autoroute, on la voit, hein , si on boit un verre, sur la terrasse,
on la voit. Donc pour des gens qui viennent de l'extérieur , c'est
visible sauf qu'il y a une des voies, qui est très mal indiquée,
c'est celle qui longe un peu la CSC puis qui remonte, hein. Qui monte
directemement sur l'autoroute, vous avez celle là, elle est mal
indiquée. Peu de gens ...
historiquement il y a eu un combat
énorme sur ce passé de l'autoroute, quand elle a été faite. Ce
n'était pas évident de trouver un passage, certains ont voulu faire
traverser le viaduc en plein milieu de la ville, tout le combat et le
débat qu'il y a eu sur le viaduc euh, qui a d'ailleurs été un
combat mené par un mon prédécesseur. Parce que j'ai été
secrétaire du MOC et donc Jean SCHREUER qui à cette époque là
était secrétaire du MOC , ils ont beaucoup mené de débats,
c'était un débat citoyen, hein, c'était important, et il n'y avait
pas le choix. Je veux dire , il fallait bien passer quelque part.
Mais on retrouve de manière un peu similaire aujourd'hui, la
discussion sur la trémie. Ca veut dire, que dès qu'on parle de
mobilité sur Verviers, c'est compliqué. Et on le voit bien
aujourd'hui, même l'aménagement piétonnier crée une saturation de
la rue du Palais.
Elle est fort ...
donc c'est un question difficile. C'est
évident.
La ville est ce qu'elle est, donc elle
est coincée dans un ... « trou »
c'est géographique, voilà.
D'ailleurs, le risque , c'est quand même un queestionnement hein,
sur l'enjeu du futur Centre commercial parce qu'on se rend bien
compte, que dès qu'on installe des chose qui fonctionnent
correctement en périphérie, ça fonctionne. Crescendo, fonctionne
bien maintenant. Mais les gens qui vont là, ils ne vont pas à la
fois là et au centre, on ne double pas le contenu de leur
portefeuille.
Même moi, pour des raisons diverses,
euh, le dimanche soir, je viens souvent travailler un peu ici. Quand
je repars, je m'arrête à la brasserie de l'hôtel, je bois un
verre, je pourrais aussi descendre en ville. Mais je monte dans ma
voiture, je vais à Cornesse, donc c'est facile, je gare ma voiture,
... et puis je vais ... avec quand même d'autres éléments, je
connais un peu le Directeur... donc on peut discuter. Et le bâtiment
est une belle réussite au niveau de la reconversion.
Et ma première occupation
professionnelle, c'est travailler à la douane. Et ce bâtiment,
était la gare frontalière. Verviers était la gare de frontière
avec l'Allemagne. Donc tout ce qui était le dédouanement avant les
autoroutes, c'était le train. Les gares de Verviers, celle de
l'Ouest était celle des dédouanements. Et ce bâtiment qui est très
beau. Si vous regardez à l'extérieur du bâtiment, vous verrez
toutes les blasons, avec toute une série de villes, qui étaient en
fait des villes de lien commercial. Des villes d'échange.
Et ce bâtiment était à l'abandon, et
heureusement qu'il a été racheté, parce que c'est un beau
bâtiment. Comme d'autres très beaux bâtiments à Verviers... hein.
Qui ont été transformés en logements sociaux, ... le bâtiment du
Chat, le bâtiment de la rue Jules Cerhexe là, le musée de la
laine, superbe, hein, bâtiment industriel de toute beauté. Et donc
on peut conserver ces bâtiments et leur donner une nouvelle vie hein
, c'est chouette , c'est garder une qualité de bâtiment, c'est
bien, je trouve. C'est garder une trace du passé tout en donnant,
une vie à nos bâtiments, c'est chouette. A Verviers, on a détruit
beaucoup à un moment donné, on a fait des horreurs, des horreurs !
Mais quand on voit, au centre,il y avait des bâtiments superbes,
notamment des anciens cinémas, hein. Et une série de super cinémas,
et puis on a construit quand même quelques horreurs. Le C et A, euh,
... jen e dis pas que – parce que au fil du temps, prenons le
Bazar, par exemple, c'est effectivement pas un bâtiment
extraordinaire, mais disons que aujourd'hui, son architecture n'est
plus nécessairement totalement controversée. On peut lui trouver un
certain cachet d'une époque.
Quand on regardes les deux places, il y
a des choses laides, hein, voilà, laides. C'est dit. (rires)
par contre, on a maintenu une certaines
homogénéité, quand elles sont retapées. ... la rue du Martyr
n'est pas vilaine, hein. La rue ... il y a de beaux bâtiments, à
Verviers. Maintenant, le bâtiment est une chose, ça ne fait pas
vivre, hein. Mais honnêtement, dire que c'est beau, c'est pas beau,
ce sont des critères, ... esthétiques mais ne serait-ce que la
qualité des matériaux utilisés, c'est là, donc au moins , ça
permet de maintenir des bâtiments et d'offrir à des gens des
bâtiments dont la structure est en tous les cas, solide. Un des
exemples, ...aussi d'un bâtiment qui n'est était une usine, c'est
le bâtiment de la CSC hein. Qui était une industrie textile, qui
était un bâtiment en béton, et donc sa structure, n'a pas été
modifiée, parce que d'abord, si on avait du reconstruire qq chose,
c'était perdre ... ce bâtiment , au premier étage, devait
supporter des machines textiles. Donc la structure du bâtiment est
d'une solidité énorme. Doncça a permis d'installer des bureaux et
mettre des gens dans des installations correctes. Et ça c'est des
réussites. Et ils ont maintenu un escalier d'ailleurs. Un escalier
en marbre.
Dans l'imaginaire de beaucoup d'enfants
de l' époque, ces enfants gardent en mémoire une chose, c'était
l'aménagement des vitrines du Grand Bazar u moment des fêtes de fin
d'année. C'étaient des vitrines animées.
Quand il a disparu, j'ai racheté des
planches , et j'ai fait un abri de jardin avec ces planches
d'excellente qualité. Parce qu'à une époque on construisait quand
même avec d'excellents matériaux. La grande consommation n'était
pas encore installée et on faisait davantage appel a des artisans
locaux, il y avait davantage de qualité dans le travail, j'en reste
convaincu. Maintenant, voilà, comme les gens changent plus, on fait
plus, et pour garder les gens à l'emploi, ... voilà, mais je doute,
comme on fait faire par des machines, mainteant...
sur la question du lien social (grosse
question)
on est entrain de faire un diagnostic.
Notamment le service des AMO. (v plan de cohesion sociale RW + Alain
Moreau)
aujourd'hiu les gens peuvent s'inscrire
dans une société de logement n'importe où. Les gens de Charleroi,
viennent ici. Les gens solutionnent un problème momentané, mais il
y a coupure de leurs racines. Et quand il y a une difficulté, il n'y
a plus de parrain, il n'y a plus de mamy, ... donc , on a de plus en
plus une situation de gens qui sont en désalliance. Peu d'enfants de
pays étrangers. C'est questionnant. Il faut être prudent mais l'une
des causes c'est peut être que les personnes islamiques, je dirai,
trouvent dans la mosquée ce qui peut les aider. Et il ne faut pas
que des fondamentalistes y trouvent un public.
Donc deux causes peuvent expliquer
cela selon moi, c'est la coupure des liens et la question de la
transmission. Et notamment au travers , parfois de ... (la
religion?)
En son temps, dans le monde ouvrier, et
au moment des familles nombreuses, il y avait toute une série, par
obligation, de transmission de choses, élémentaires et essentielles
qui se faisaient au travers (les pauvres ) des filles , mais mais
mais au moins, elles apprenaient à s'occuper de l'enfant, à ...
donc il y avait des gestes, qui étaient quand même appris, des
manières de se nourrir qui étaient apprises, donc la transmission
est pour moi aujourd'hui le gros débat. Parce que je ne crois pas
qu'on pourra continuer à trouver des moyens pour mettre dans les
institutions pour pallier des choses qui devraient se faire de
manière naturelle au travers des familles, et des structures
locales de solidarité. Mais comment aujourd'hui remettre des choses
qui ont été perdues , c'est compliqué. C'est compliqué d'en
connaître les causes... enfin défendre, aujourd'hui un modèle de
mariage , je vais dire « absolu ».parce que dans un
certain nombre de situations, la femme n'avait pas le choix, et
restait, alors qu'elle ne rigolait pas tous les jours , hein, ça
va ?
Voilà, est-ce que c'est bien... ?
Mais voilà, aujourd'hui, moi je constate, que beaucoup de femmes,
parce qu'elles ont eu un emploi, elles disent, bon, on fera bien
toute seule, puis elles se retrouvent seules avec les gosses, on perd
son emploi, et on ne retrouve pas , puis on tombe dans l'alcool, ...
la dépression,...
et les mecs ... (signe de la main pour
dire qu'ils partent)
le nombre de fois où je dis « et
le père, la dedans, ... il est où ? » (rires)
c'est une quetion à laquelle je n'ai
pas de réponses, la seule chose que je peux dire ... je ne crois pas
qu'on peut continuer à mettre du palliatif de la part
d'institutions, ...et de toute façons, les problèmes, s'accentuent
plus vite que les services . Et on va faire marche arrière. En terme
de structures, de moyens, ... on n'aura pas les moyens.
On manque de moyens, et on va aller
chercher les moyens sur des structures d'éducation permanente.
Pas inintéressant non plus -->
Collette Mahus d'ATD quart monde.
Fuite classe moyenne --> du à un
courant – attrait pour la campagne , la voiture aussi, facilité le
déplacement, on déconnecte activité et habitat, avant, bcp de
médecins ou avocats, c'était leur maison, donc attrait des maisons
quatre facades, ...
les petites communes, ont des sous,
c'est vrai, maisil faut entretenir les routes, les égouts, ...
et les verviétois n'ont pas été
loin. Il sont allés à Theux, Jalhay, Soiron, Spa, c'était des
communes avec une grande proximité. Je veux dire les Liégeois du
centre, pour eux, ça leur fait plus de km d'aller dans les communes
un peu similaires, hein. On les retrouve à Olne, on les retrouve ...
mais pour eux, c'est loin mais quand on est verviétois, c'est 10
minutes. Moi j'habite Cornesse, j'habitais Dison, et de Cornesse à
Verviers, je suis un privilégié. Si je veux rentrer manger à midi,
je remonte,... donc plein de gens de classe moyenne, on trouvé dans
ces communes des choses intéressantes en termes de paysages, ...
d'intérêt (Spa) et ont contribué à faire revivre des activités
culturelles dans ces communes. Spa, la fête du chou, le carnaval,
aujourd'hui les gens à la tête des associations sont d'anciens
verviétois. Prenons Jacques Chaumont , l'ancien journaliste, à
Jalhay, euh plein... sont actifs là, sont d'origine verviétoise, et
mieux que ça, on en retrouve beaucoup issus de la classe ouvrière
et du quartier de Hodimont qui ont eu des carrières politiques, des
bourgmestres, etc. Des gens qui sont issus de ces moments privilégiés
issus de la classe ouvrière. Il n'y a pas eu de discrimination des
travailleurs et d'accès aux bourses d'études, etc aux services
sociaux
il faut voir le nombre d'italiens qui
ont accédé, ... j'avais une série d'amis, Georges Campioni,
Rafistoni, au tribunal du travail, etc. Je peux en citer 20. et dont
les parents ne savaient même pas lire et écrire.
Ces gens ont accédé ... il y a eu une
périodee t le monde ouvrier belge aussi , des amis ont des fonctions
intéressantes. Il y a eu une période tout à fait particulière, de
pleine emploi.La richesse de Verviers a duré 50 ans, elle n'a pas
duré 3 siècles. Donc il y a eu vraiment une conjonction très
curieuse de plein emploi, d'argent dégagé, l'après – guerre,
période de reconstruction, d'un patronat un peu particulier , un
vrai patronat, réel, paternaliste. Il y avait un accès à la
culture.
La création d'outils culturels comme
le théâtre, à Verviers, etc. Les bibliothèques publiques, etc.
Les mutuelles etc. L'ont été par une richesse dégagée, et aussi
par un modèle patronal. Ou de relations, parce qu'il y aait aussi
une construction syndicale, mais il y avait une concertation sociale
perceptible, mesurable, etc. Aujourd'hui la concertation sociale,
avec les musltinationales, c'est un peu compliqué... on nous envoie
le xième souffifre là , euh ... c'est vrai , j'ai des amis
conciliateurs sociaux, le monde a fortement changé. Ce n'est plus un
patronat lié à l'objet de ce que font les travailleurs, l'essentiel
est de faire du pognon. Donc celui qui décide, ne décide pas la
même chose. On ne construit plus une usine comme le musée de la
laine, on y met des matériaux, pas chers, quo' on peut déplacer
rapidement... pas de belles pierres bleues...
c'est une réalité, il ne faut pas
pleurer, pas nécessairement, mais c'est une réalité.
Mon père était orphelin, donc il a
fait l'objet de placements, il a travaillé à 12 ans, donc il n'a
pas terminé les études primaires, ni rien. Et donc il savait quand
même lire et écrire, plus que ça, puisque manifestement, il avait
une culture bien supérieure à la mienne. Donc , en terme de
Voltaire et donc sans argent , et pas le seul, il avait une série
d'amis qui étaient dans la même situation. Et ils avaient accès de
manière quasi gratuite, à toute la lecture publique, il allait
chaque année, il avait tout le programme du théâtre et de l'opéra.
Il connaissait par coeur, quasiment tous les opéras, ... enfin je
veux dire, ... c'est impressionnant parce que , il y avait
probablement un goût à savoir, hein, que parfois, on laisse nos
gosses dans les écoles et ils n'ont plus le goût. Donc on sait bien
que l'ascenceur social (culture et enseign.) c'est important pour les
gens qui n'ont rien. Mais encore faut-il qu'on leur offre
l'accessibilité. Il n'aurait pas pu avoir cela s'il n'avait pas pu
louer des livres ou aller au théâtre. C'est sûr qu'il allait à
l'opéra , pas dans les places réservées en dessous, mais tout au
dessus, c'est clair, le paradis, mais peu importe, ils avaient , au
même titre que le patron, hein, les amateurs d'opéra, préféraient
la place au dessus. Mais cette question de l'accessibilité, je ne
suis pas sûr aujourd'hui . Vous me direz qu'il y a internet, mais
est-ce que ça joue le même rôle ? ... point d'interrogation.
-une population d'un monde ouvrier qui
a eu la chance d'avoir du travail,
des salaires importants, ils pouvaient
quitter une entreprise et avoir de l'emploi le lendemain, et il y a
eu un environnement culturel porté aussi par l'aide du monde
patronal dont il ne faut pas nier non plus,
je suis allé au conseil
d'administration de l'atelier protégé Jacqueline HORST, on a
fusionné avec l'atelier Jean DELCOUR à Liège, mais cet atelier là,
autour de la table, le conseil d'administration, c'était et c'est
toujours aujourd'hui, quasiment des grands patrons. J'y étais parce
qu'ils avaient accepté d'avoir autour de la table un représentant
du monde syndical. C'était la CSC en son temps, j'étais secrétaire
du MOC. Autour de moi, jusque maintenant, c'est monsieur Simonis,
monsieur Deraviguèz, or , ces gens-là, je peux vous dire, ils ne
touchent pas un franc. Ce sont des bénévoles, et ils viennent
mettre du pognon, hein. Je veux dire, ils ont sauvé , je crois 2
fois l'atelier. Et quand l'Awiph a mis des règles, exigeant la
rentabilité des ateliers protégés. Ils ont dit « il n'est
pas question qu'on mette dehors des gens qui ont des difficultés,
ils vont rester. Je dis ça pcq on a parfois des visions
manichéistes, comme ça. Avec les bons d'un côté , les mauvais de
l'autre. Et donc les patronat, ... ils sont à l'origine de services
comme le foyer Lucie, Familles d'accueil, etc. C'est vrai que comme
dirait Jacques Brel, c'était un peu « les pauvres à soi »
mais ok ,mais il y avait un lien de dépendance, mais il ne faut pas
non plus tout ... il y avait un apport important, sans ça, je pense
qu'il y a bcp de gens qui ne seraient pas là où ils sont...
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