mardi 21 juillet 2015

Rencontre avec Mr G H

G H– conseiller du SAJ – service de 27 personnes dont il est le responsable- fonction d'un mandat, autorité mandante – fonctionnaire particulier- décisions en toute indép- rôle de majistrat- compétences reprises du juge de la jeunesse.- rôle en matière de prévention et dans les familles- bcp de secteurs en concertation- très sollicité à Bx- a participé à ts les protocoles d'accord-

compétence territoriale = arrondissement judiciaire = Province- Liège, Huy, Verviers = population de 260 000 habitants
mentalités différentes entre les personnes du Sud, du Nord, collaborations particulières ... avec la communauté germanophone -
avec la communautarisation, les matières communautaires et ils gèrent les matières en communauté germanophone mais on a un accord particuler , il y a ...

cette carte géo, met en évidence certaines situations , je l'aime bien. Il est évident que on voit bien que ces communes du Sud qui sont des grandes communes ... mais qui ont de grands problèmes de mobilité. Les gens pour venir ici, c'est compliqué. Les bus, ... pour les enfants, c'est compliqué aussi. Et on voit bien que l'essentiel de mes dossiers , un pourcentage important provient effectivement des gens qui habitent sur ce qui est l'ancien bassin de la Vesdre, donc Verviers, Dison, Pepinster. Mais on voit combien ces communes sont petites, hein, donc si on fait Verviers, Dison,Pepinster, c'est plus petit que Jalhay, c'est plus petit que Theux, ... et donc ça induit beaucoup de choses en terme de situation de ces communes là, elles n'ont pas, selon moi, une surface, un territoire suffisant, qui leur permette de compenser, les difficultés qu'ils ont , difficultés des anciennes villes industrielles. Aujourd'hui l'essentiel des zonings sont situés , sur les Plenesses, une bonne partie sur Welk, mais les communes qui devraient bénéficier d'apports financiers supplémentaires sont très limitées , donc elles cumulent les problèmes d'être les centres de services, l'hôpital, les pompiers, même s'il y a d'autres pompiers ailleurs, mais ... les services sont centrés là avec une surface qui est quand même très limitée. Et donc, comme il y a eu un déplacement de population, qui a un moment donné, qui ont été à la campagne, mais c'était une population qui avait des sous, hein, ben ils ont été s'installer à Theux, à Jalhay, à Herve, ... etc. Et mais ce sont des gens qui ont des revenus, et donc... Olne, ils vont dans des communes qui rendent moins de services, il y a moins de maisons de retraite, il y a moins de trucs etc, ils ont plus d'argent par rapport à la population et en plus, ils bénéficient souvent d'installations d'industries qui ont quitté le bassin là parce que on ne fait plus venir des camions qui ...
une carte comme ça, c' est important, parce que c'est une manière d'expliquer au service ou quoi, la réalité.
Je peux vous dire que , ... moi je dois faire attention à demander à des gens qui habitent Waimes ou Lierneux, de venir chez le psychologue trois fois la semaine, ... si les gens n'ont pas de véhicule, on va dire qu'ils ne coopérent pas, et truc mais en fait ... pauvres gens, ils ne savent même pas venir.
Maitenant, les gens qui ont des voitures, ici, peuvent encore, parce qu'il y a l'autoroute. Mais avant l'autoroute, ceci, on revient à cette ligne, hein , qui en fait, constitue, sur le terrain, ce que j'appelle moi, la barrière des fagnes. Avant quand il n'y avait pas l'autoroute, en hiver, traverser, monter la baraque michel etc quand il y avait de la neige etc, c'était un problème, maintenant, avec l'autoroute, c'est plus facile. Et les communes n'ont pas la même mentalité que là – bas. Dans le temps, ils ne parlaient même pas la même langue, hein. Une partie ici (sud) parlait l'allemand , alors que dans ces communes là on avait un patois qui s'appelle le platteduitsh , qui était un mélange d'allemand et de hollandais, puisque au-delà de Plombières, c'est la Hollande.
C'est un arrondissement intéressant mais qui crée des cultures, des mentalités qui sont différentes. Alors ça s'atténue avec le temps, mais quand même... il y a , je le vois bien des façons de voir les chose différenmment – même au niveau des institutions

aujourd'hiu, s'ajoute à ça une influence de positionnement politique. C'est sûr que les communes du centre, bon, il y a eu un changement de majorité à Verviers, mais ... avant c'était une majorité socialiste. Avec dans le sud,c est plutôt libéral et c'est plutôt cdh , psc, dans le nord, maintenant, c'est un peu différent mais ça crée quand même des ... heureusement les forces politiques se répartissent un peu près sur l'arrondissement de Verviers, ave des forces à peu près égales, donc on n'a pas un parti totalement dominant, ce qui fait que ... j'ai de bons contacts avec des parlementaires, je pense qu'ils répondent un peu favorablement parce qu'il n'y a pas de position dominante sur l'arrondissement. Aujourd'hui on voit une coloration plutôt libérale, qui s'installe plus fortement. Avec une perte de ce qui était les grandes bastions plutôt chrétiens. Psc, donc plutôt dans le nord, hein, Herve, ...
Il y a deux choses, la ville de Verviers, ce n'est pas loin de l'accès d'autoroute hein. D'ailleurs un bel exemple, c'est l'hôtel Verviers, et Crescendo, or l'autoroute, on la voit, hein , si on boit un verre, sur la terrasse, on la voit. Donc pour des gens qui viennent de l'extérieur , c'est visible sauf qu'il y a une des voies, qui est très mal indiquée, c'est celle qui longe un peu la CSC puis qui remonte, hein. Qui monte directemement sur l'autoroute, vous avez celle là, elle est mal indiquée. Peu de gens ...
historiquement il y a eu un combat énorme sur ce passé de l'autoroute, quand elle a été faite. Ce n'était pas évident de trouver un passage, certains ont voulu faire traverser le viaduc en plein milieu de la ville, tout le combat et le débat qu'il y a eu sur le viaduc euh, qui a d'ailleurs été un combat mené par un mon prédécesseur. Parce que j'ai été secrétaire du MOC et donc Jean SCHREUER qui à cette époque là était secrétaire du MOC , ils ont beaucoup mené de débats, c'était un débat citoyen, hein, c'était important, et il n'y avait pas le choix. Je veux dire , il fallait bien passer quelque part. Mais on retrouve de manière un peu similaire aujourd'hui, la discussion sur la trémie. Ca veut dire, que dès qu'on parle de mobilité sur Verviers, c'est compliqué. Et on le voit bien aujourd'hui, même l'aménagement piétonnier crée une saturation de la rue du Palais.
Elle est fort ...
donc c'est un question difficile. C'est évident.
La ville est ce qu'elle est, donc elle est coincée dans un ... « trou »
c'est géographique, voilà. D'ailleurs, le risque , c'est quand même un queestionnement hein, sur l'enjeu du futur Centre commercial parce qu'on se rend bien compte, que dès qu'on installe des chose qui fonctionnent correctement en périphérie, ça fonctionne. Crescendo, fonctionne bien maintenant. Mais les gens qui vont là, ils ne vont pas à la fois là et au centre, on ne double pas le contenu de leur portefeuille.
Même moi, pour des raisons diverses, euh, le dimanche soir, je viens souvent travailler un peu ici. Quand je repars, je m'arrête à la brasserie de l'hôtel, je bois un verre, je pourrais aussi descendre en ville. Mais je monte dans ma voiture, je vais à Cornesse, donc c'est facile, je gare ma voiture, ... et puis je vais ... avec quand même d'autres éléments, je connais un peu le Directeur... donc on peut discuter. Et le bâtiment est une belle réussite au niveau de la reconversion. 
Et ma première occupation professionnelle, c'est travailler à la douane. Et ce bâtiment, était la gare frontalière. Verviers était la gare de frontière avec l'Allemagne. Donc tout ce qui était le dédouanement avant les autoroutes, c'était le train. Les gares de Verviers, celle de l'Ouest était celle des dédouanements. Et ce bâtiment qui est très beau. Si vous regardez à l'extérieur du bâtiment, vous verrez toutes les blasons, avec toute une série de villes, qui étaient en fait des villes de lien commercial. Des villes d'échange.
Et ce bâtiment était à l'abandon, et heureusement qu'il a été racheté, parce que c'est un beau bâtiment. Comme d'autres très beaux bâtiments à Verviers... hein. Qui ont été transformés en logements sociaux, ... le bâtiment du Chat, le bâtiment de la rue Jules Cerhexe là, le musée de la laine, superbe, hein, bâtiment industriel de toute beauté. Et donc on peut conserver ces bâtiments et leur donner une nouvelle vie hein , c'est chouette , c'est garder une qualité de bâtiment, c'est bien, je trouve. C'est garder une trace du passé tout en donnant, une vie à nos bâtiments, c'est chouette. A Verviers, on a détruit beaucoup à un moment donné, on a fait des horreurs, des horreurs ! Mais quand on voit, au centre,il y avait des bâtiments superbes, notamment des anciens cinémas, hein. Et une série de super cinémas, et puis on a construit quand même quelques horreurs. Le C et A, euh, ... jen e dis pas que – parce que au fil du temps, prenons le Bazar, par exemple, c'est effectivement pas un bâtiment extraordinaire, mais disons que aujourd'hui, son architecture n'est plus nécessairement totalement controversée. On peut lui trouver un certain cachet d'une époque.
Quand on regardes les deux places, il y a des choses laides, hein, voilà, laides. C'est dit. (rires)
par contre, on a maintenu une certaines homogénéité, quand elles sont retapées. ... la rue du Martyr n'est pas vilaine, hein. La rue ... il y a de beaux bâtiments, à Verviers. Maintenant, le bâtiment est une chose, ça ne fait pas vivre, hein. Mais honnêtement, dire que c'est beau, c'est pas beau, ce sont des critères, ... esthétiques mais ne serait-ce que la qualité des matériaux utilisés, c'est là, donc au moins , ça permet de maintenir des bâtiments et d'offrir à des gens des bâtiments dont la structure est en tous les cas, solide. Un des exemples, ...aussi d'un bâtiment qui n'est était une usine, c'est le bâtiment de la CSC hein. Qui était une industrie textile, qui était un bâtiment en béton, et donc sa structure, n'a pas été modifiée, parce que d'abord, si on avait du reconstruire qq chose, c'était perdre ... ce bâtiment , au premier étage, devait supporter des machines textiles. Donc la structure du bâtiment est d'une solidité énorme. Doncça a permis d'installer des bureaux et mettre des gens dans des installations correctes. Et ça c'est des réussites. Et ils ont maintenu un escalier d'ailleurs. Un escalier en marbre.
Dans l'imaginaire de beaucoup d'enfants de l' époque, ces enfants gardent en mémoire une chose, c'était l'aménagement des vitrines du Grand Bazar u moment des fêtes de fin d'année. C'étaient des vitrines animées.
Quand il a disparu, j'ai racheté des planches , et j'ai fait un abri de jardin avec ces planches d'excellente qualité. Parce qu'à une époque on construisait quand même avec d'excellents matériaux. La grande consommation n'était pas encore installée et on faisait davantage appel a des artisans locaux, il y avait davantage de qualité dans le travail, j'en reste convaincu. Maintenant, voilà, comme les gens changent plus, on fait plus, et pour garder les gens à l'emploi, ... voilà, mais je doute, comme on fait faire par des machines, mainteant...
sur la question du lien social (grosse question)
on est entrain de faire un diagnostic. Notamment le service des AMO. (v plan de cohesion sociale RW + Alain Moreau)
aujourd'hiu les gens peuvent s'inscrire dans une société de logement n'importe où. Les gens de Charleroi, viennent ici. Les gens solutionnent un problème momentané, mais il y a coupure de leurs racines. Et quand il y a une difficulté, il n'y a plus de parrain, il n'y a plus de mamy, ... donc , on a de plus en plus une situation de gens qui sont en désalliance. Peu d'enfants de pays étrangers. C'est questionnant. Il faut être prudent mais l'une des causes c'est peut être que les personnes islamiques, je dirai, trouvent dans la mosquée ce qui peut les aider. Et il ne faut pas que des fondamentalistes y trouvent un public.
Donc deux causes peuvent expliquer cela selon moi, c'est la coupure des liens et la question de la transmission. Et notamment au travers , parfois de ... (la religion?)
En son temps, dans le monde ouvrier, et au moment des familles nombreuses, il y avait toute une série, par obligation, de transmission de choses, élémentaires et essentielles qui se faisaient au travers (les pauvres ) des filles , mais mais mais au moins, elles apprenaient à s'occuper de l'enfant, à ... donc il y avait des gestes, qui étaient quand même appris, des manières de se nourrir qui étaient apprises, donc la transmission est pour moi aujourd'hui le gros débat. Parce que je ne crois pas qu'on pourra continuer à trouver des moyens pour mettre dans les institutions pour pallier des choses qui devraient se faire de manière naturelle au travers des familles, et des structures locales de solidarité. Mais comment aujourd'hui remettre des choses qui ont été perdues , c'est compliqué. C'est compliqué d'en connaître les causes... enfin défendre, aujourd'hui un modèle de mariage , je vais dire « absolu ».parce que dans un certain nombre de situations, la femme n'avait pas le choix, et restait, alors qu'elle ne rigolait pas tous les jours , hein, ça va ?
Voilà, est-ce que c'est bien... ? Mais voilà, aujourd'hui, moi je constate, que beaucoup de femmes, parce qu'elles ont eu un emploi, elles disent, bon, on fera bien toute seule, puis elles se retrouvent seules avec les gosses, on perd son emploi, et on ne retrouve pas , puis on tombe dans l'alcool, ... la dépression,...
et les mecs ... (signe de la main pour dire qu'ils partent)
le nombre de fois où je dis « et le père, la dedans, ... il est où ? » (rires)
c'est une quetion à laquelle je n'ai pas de réponses, la seule chose que je peux dire ... je ne crois pas qu'on peut continuer à mettre du palliatif de la part d'institutions, ...et de toute façons, les problèmes, s'accentuent plus vite que les services . Et on va faire marche arrière. En terme de structures, de moyens, ... on n'aura pas les moyens.
On manque de moyens, et on va aller chercher les moyens sur des structures d'éducation permanente.
Pas inintéressant non plus --> Collette Mahus d'ATD quart monde.
Fuite classe moyenne --> du à un courant – attrait pour la campagne , la voiture aussi, facilité le déplacement, on déconnecte activité et habitat, avant, bcp de médecins ou avocats, c'était leur maison, donc attrait des maisons quatre facades, ...
les petites communes, ont des sous, c'est vrai, maisil faut entretenir les routes, les égouts, ...
et les verviétois n'ont pas été loin. Il sont allés à Theux, Jalhay, Soiron, Spa, c'était des communes avec une grande proximité. Je veux dire les Liégeois du centre, pour eux, ça leur fait plus de km d'aller dans les communes un peu similaires, hein. On les retrouve à Olne, on les retrouve ... mais pour eux, c'est loin mais quand on est verviétois, c'est 10 minutes. Moi j'habite Cornesse, j'habitais Dison, et de Cornesse à Verviers, je suis un privilégié. Si je veux rentrer manger à midi, je remonte,... donc plein de gens de classe moyenne, on trouvé dans ces communes des choses intéressantes en termes de paysages, ... d'intérêt (Spa) et ont contribué à faire revivre des activités culturelles dans ces communes. Spa, la fête du chou, le carnaval, aujourd'hui les gens à la tête des associations sont d'anciens verviétois. Prenons Jacques Chaumont , l'ancien journaliste, à Jalhay, euh plein... sont actifs là, sont d'origine verviétoise, et mieux que ça, on en retrouve beaucoup issus de la classe ouvrière et du quartier de Hodimont qui ont eu des carrières politiques, des bourgmestres, etc. Des gens qui sont issus de ces moments privilégiés issus de la classe ouvrière. Il n'y a pas eu de discrimination des travailleurs et d'accès aux bourses d'études, etc aux services sociaux
il faut voir le nombre d'italiens qui ont accédé, ... j'avais une série d'amis, Georges Campioni, Rafistoni, au tribunal du travail, etc. Je peux en citer 20. et dont les parents ne savaient même pas lire et écrire.
Ces gens ont accédé ... il y a eu une périodee t le monde ouvrier belge aussi , des amis ont des fonctions intéressantes. Il y a eu une période tout à fait particulière, de pleine emploi.La richesse de Verviers a duré 50 ans, elle n'a pas duré 3 siècles. Donc il y a eu vraiment une conjonction très curieuse de plein emploi, d'argent dégagé, l'après – guerre, période de reconstruction, d'un patronat un peu particulier , un vrai patronat, réel, paternaliste. Il y avait un accès à la culture.
La création d'outils culturels comme le théâtre, à Verviers, etc. Les bibliothèques publiques, etc. Les mutuelles etc. L'ont été par une richesse dégagée, et aussi par un modèle patronal. Ou de relations, parce qu'il y aait aussi une construction syndicale, mais il y avait une concertation sociale perceptible, mesurable, etc. Aujourd'hui la concertation sociale, avec les musltinationales, c'est un peu compliqué... on nous envoie le xième souffifre là , euh ... c'est vrai , j'ai des amis conciliateurs sociaux, le monde a fortement changé. Ce n'est plus un patronat lié à l'objet de ce que font les travailleurs, l'essentiel est de faire du pognon. Donc celui qui décide, ne décide pas la même chose. On ne construit plus une usine comme le musée de la laine, on y met des matériaux, pas chers, quo' on peut déplacer rapidement... pas de belles pierres bleues...
c'est une réalité, il ne faut pas pleurer, pas nécessairement, mais c'est une réalité.
Mon père était orphelin, donc il a fait l'objet de placements, il a travaillé à 12 ans, donc il n'a pas terminé les études primaires, ni rien. Et donc il savait quand même lire et écrire, plus que ça, puisque manifestement, il avait une culture bien supérieure à la mienne. Donc , en terme de Voltaire et donc sans argent , et pas le seul, il avait une série d'amis qui étaient dans la même situation. Et ils avaient accès de manière quasi gratuite, à toute la lecture publique, il allait chaque année, il avait tout le programme du théâtre et de l'opéra. Il connaissait par coeur, quasiment tous les opéras, ... enfin je veux dire, ... c'est impressionnant parce que , il y avait probablement un goût à savoir, hein, que parfois, on laisse nos gosses dans les écoles et ils n'ont plus le goût. Donc on sait bien que l'ascenceur social (culture et enseign.) c'est important pour les gens qui n'ont rien. Mais encore faut-il qu'on leur offre l'accessibilité. Il n'aurait pas pu avoir cela s'il n'avait pas pu louer des livres ou aller au théâtre. C'est sûr qu'il allait à l'opéra , pas dans les places réservées en dessous, mais tout au dessus, c'est clair, le paradis, mais peu importe, ils avaient , au même titre que le patron, hein, les amateurs d'opéra, préféraient la place au dessus. Mais cette question de l'accessibilité, je ne suis pas sûr aujourd'hui . Vous me direz qu'il y a internet, mais est-ce que ça joue le même rôle ? ... point d'interrogation.
-une population d'un monde ouvrier qui a eu la chance d'avoir du travail,
des salaires importants, ils pouvaient quitter une entreprise et avoir de l'emploi le lendemain, et il y a eu un environnement culturel porté aussi par l'aide du monde patronal dont il ne faut pas nier non plus,
je suis allé au conseil d'administration de l'atelier protégé Jacqueline HORST, on a fusionné avec l'atelier Jean DELCOUR à Liège, mais cet atelier là, autour de la table, le conseil d'administration, c'était et c'est toujours aujourd'hui, quasiment des grands patrons. J'y étais parce qu'ils avaient accepté d'avoir autour de la table un représentant du monde syndical. C'était la CSC en son temps, j'étais secrétaire du MOC. Autour de moi, jusque maintenant, c'est monsieur Simonis, monsieur Deraviguèz, or , ces gens-là, je peux vous dire, ils ne touchent pas un franc. Ce sont des bénévoles, et ils viennent mettre du pognon, hein. Je veux dire, ils ont sauvé , je crois 2 fois l'atelier. Et quand l'Awiph a mis des règles, exigeant la rentabilité des ateliers protégés. Ils ont dit « il n'est pas question qu'on mette dehors des gens qui ont des difficultés, ils vont rester. Je dis ça pcq on a parfois des visions manichéistes, comme ça. Avec les bons d'un côté , les mauvais de l'autre. Et donc les patronat, ... ils sont à l'origine de services comme le foyer Lucie, Familles d'accueil, etc. C'est vrai que comme dirait Jacques Brel, c'était un peu « les pauvres à soi » mais ok ,mais il y avait un lien de dépendance, mais il ne faut pas non plus tout ... il y avait un apport important, sans ça, je pense qu'il y a bcp de gens qui ne seraient pas là où ils sont...





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