Voir Freddy Joris.
Quels évènements importants ont eu lieu après la seconde guerre à Verviers ?
« il y a eu la question royale, en 50, les wallons ne voulaient plus le roi et les Flamands le voulaient ». il avait été trop proche de l’ennemi, et plutôt que de suivre le gouvernement à Londres, il était en exil. Il était soi- disant resté avec ses troupes mais ses troupes se sont rendues après huit jours… c’était la campagne des huit jours. Et quand les allemands ont du reculer après le débarquement, il a reculé avec les allemands. Et soi-disant, il a été enfermé dans une forteresse, en Allemagne…avec sa famille, et donc il était soi-disant renfermé. Parce qu’il y avait deux statuts : les prisonniers flamands ont été libérés tout de suite par les allemands et les prisonniers wallons sont restés en Allemagne un an ou deux en plus. Il était plus proche des flamands parce qu’il partageait leur approche politique. Et il y a eu le vote : ça a été le seul référundum populaire organisé en Belgique, ça a été le premier référundum populaire en Belgique, cette question royale, pour ou contre le roi. Il y a eu une majorité en Flandre, pour garder le roi et une majorité contre en Wallonie et à Bruxelles aussi , mais moins forte. Mais comme les flamands sont plus nombreux, ça a dégénéré, il y a eu des échauffourées. A Verviers, il n’y a pas eu grand-chose, mais dans la région liégeoise, il y a eu des tués… dont un boxeur, par les forces de l’ordre. Et finalement, le roi a abdiqué au profit de son fils Baudoin, qui était à peine majeur. Et maintenant ce sont les flamands qui ne veulent plus le roi. Comme quoi, les opinions publiques changent au gré des évènements et de l’actualité, donc voilà. Ils verviétois allaient à des manifs à Liège… derrière le roi , il y avait toute la question royale…mais c’était Léopold 3 qui était visé, hein. Les deux premiers roi, c’étaient Léopold deux, Léopold premier…et alors il y a eu Albert, qui était le neveu de Léopold mais ce n’était pas son fils. Et Léopold 3 était donc le fils d’Albert premier. Donc son père avait été chevalier et avait été se battre à l’Ysère et compagnie. Et pendant la période que Baudoin n’était pas majeur, on lui a mis son oncle comme régent. Le prince Charles a été régent, puisque Léopold trois avait du abdiquer après ce qui se passait. Et c’est son frère qui était un joyeux drill, qui était régent et il avait son domaine, et c’était tout le long du littoral… (dunes protégées , fortifications dont la maison du régent )
Pour arriver aux grèves de 60, c’est que les conditions de travail n’étaient pas bonnes ?...
On n’était pas loin de la sortie de guerre, donc c’était le déut des sixties, donc on voulait à tout prix, … euh, on arrivait à la société de consommation, en 58, il y a eu l’exposition universelle, on faisait des autocars, et il n’y avait pas d’autoroutes, ça prenait la journée. J’y suis allée avec Sainte claire en sixième et en 1ère , de nouveau.
Mais sur Verviers il n’y avait rien de spécial, sinon que l’industrie commençait à montrer des signes de vieillissement, de difficultés économiques, … sinon, il n’y avait pas de catastrophes majeures comme aujourd’hui quand on parle des entreprises… pas de grandes fermetures, c’est beaucoup plus tard qu’on a vu arriver les fermetures… surtout dans le textile, bien entendu, puisque tout a été fermé jusqu’à aujourd’hui, il ne reste pratiquement plus rien. Tout ce qui reste, c’est l’usine qui fait des draps de billard , là : Simonis. Traitex, un qui traite la laine, vers Dolhain. Mais il n’y a plus les milliers de personnes qu’il y avait , c’est fini, il reste quelques centaines de personnes. Il reste autant de textile à Eupen qu’à Verviers.
Le début du déclin, il est du à quoi ?
Ca a été le début de l’internalisation, qui a commencé, mais surtout parce qu’on avait pas investi dans le domaine du textile. C’étaient des riches familles qui s’étaient crées avec le développement de l’industrie textile, qui n’avaient pas investi, des fortunes se sont accumulées , et ils ont quitté la région avec leur fortune. Et par exemple, à Verviers, il y avait des grandes banques qui étaient typiquement verviétoises, il y avait une banque populaire à Verviers qui était typiquement verviétoise. Il y avait la banque Drèze qui était à rue de Dison là , Drèze , ils avaient deux banques, deux sièges, un rue Xhavée, ou c’est Belfius, maintenant. Et c’étaient des banques de l’industrie lainière. La banque populaire, c’était la rue des Martyrs, et tout ça a été racheté maintenant par KBC. Il y avait de l’opulence, tous les beaux quartiers de Heusy … Heusy, c’était la bourgeoisie verviétoise, qui travaillait, c’étaient des gens de bureaux, des cadres, des directions, des ingénieurs, … et ces gens remontaient, on a eu le tram très tot à Verviers. Avant d’autres villes. C’était d’abord à traction chevaline, puis alors ça a été la traction électrique. Et le tram montait jusque Heusy, jusqu’au village de Heusy. Et il montait jusque Petit rechain, au terminus des tram, et puis on prenait la prise de courant, les cables, et ce n’était pas un volant, c’était une sorte de manivelle… et le type reprenait sa veste et allait de l’autre coté. Pepinster , c’était un autre terminus, et celui , je parlais de Traitex, il y avait un terminus de tram là aussi. On a même eu une ligne de tram qui allait jusque Spa. Quand j’étais tout petit, je crois que j’ai été une fois dessus. Mais il ne passait pas par la vallée, par la vallée, on avait le train comme aujourd’hui. Pepinster – Spa, qu’on avait voulu supprimer à un moment donné, et on a gardé … le tram s’est arreté peut – etre dans les années 60 … peut etre dans les années 50, je ne sais plus… tu trouveras un livre en librairie sur les trams. … ça parle de l’histoire de Verviers, aussi, donc… surtout qu’on avait pas des voitures comme aujourd’hui, donc on sautait du tram, il était en marche, on sautait, on montait, un peu comme à Paris, les bus dans lesquels on sautait à l’arrière, là , les vieux bus. Il y a la plateforme arrière, c’étaient des bus qui roulaient tranquillement, tu sautais dedans, tu redescendais, en principe c’était interdit mais tout le monde le faisait… c’était toléré. Et le tram c’était la même chose. Et puis t’avais une barre de fer pour ne pas tomber, c’était rustique , hein…
Et c’était pas chauffé, en plus, il n’y avait pas de foyer, rien… l’intérieur était fermé, tu n’avais pas de courant d’air mais…
Et puis y avait l’intervapeur. La rue avant l’IFAPME, il y avait l’abbatoir et l’intervapeur. Et toujours maintenant, il y a encore des canalisations… c’était le chauffage urbain. Ça permettait d’avoir du chauffage urbain dans toutes les usines lainières, et en même temps toutes les habitations. Et ça allait partout , dans ttes les rues jusque Dison. Donc on avait un chauffage urbain, bien avant les autres, c’était même avant la guerre de 14. C’était révolutionnaire.et il n’y avait qu’une cheminée, puis il y en a eu deux. Et la cheminée faisait 103 M. c’ était plus écologique que ce que nous avions ici au charbon. Mais c’est quand meme du gaz, pour brûler faut quand même du gaz. C’est quand même un peu moins polluant que le charbon ou le pétrole. Et dans les années 70, quand le gaz naturel est arrivé à Verviers, les hollandais ont trouvé du gaz naturel dans le nord est, il y a eu une négociation Benelux, puisqu’avant l’Europe, il y avait déjà le Benelux, Belgique, PB, Luxembourg, en vertu de ces accords, on a obtenu du gaz hollandais, et on a canalisé, alors, il y a des gazoduc ,toujours maintenant, qui viennent des PB, et donc Verviers, a bénéficié du gazoduc hollandais, et on a raccordé l’intervapeur au gaz, et le charbon, on a commencé à fermer toutes les mines. Le charbon belge ,n’était plus assez rentable, par rapport aux polonais,allemands etc. les all. Ils en ont à meme le sol, ici , on creuse à 700 m, on a presque plus rien.
L’industrialisation à Verviers, c’est un peu tous ces phénomènes-là, d’abord, dans les usines textiles, au début du siècle passé, et il y avait des palefreniers, il y avait des écuries il y avait des chevaux dans les usines. Il y’avait des chevaux qui passaient dans les allées de travail, et on chargeait, … dans les mines, il avait des chevaux qui n’avaient jamais vu le jour. Et dans les corps de métiers, il y avait des palefreniers, des réparateurs de chariot, et tous ces corps de métiers-là étaient dans le textile. Aujourd’hui, on externalise, on sous-traite, … à l’époque, dans les usines, ils avaient tous les corps de métiers intégrés. C’était une conception. Les bourgeois de l’époque, c’étaient des industriels, ils ont fait leur fortune, sur leur industrie. Ils n’avaient pas nécessairement travaillé eux-mêmes, … ils exploitaient les gens, hein , mais c’était leur entreprise, et à cette époque, ils régnaient sur la région, ils avaient une grande influence sur le pouvoir communal, d’ailleurs c’était bien simple, tous les bourgmestres de Verviers à cette époque, c’étaient presque tous des anciens patrons de l’industrie textile. Mullendorf, Peltzer, c’étaient tous des anciens bourgeois, donc il y avait toujours un parc, de leur entreprise, ils avaient tous les corps de métiers, ils avaient leurs plantations… leur moutons en Australie, leurs espaces, pour élever leurs moutons, … et le bateau leur ramenait la laine.
-J’ai rencontré un petit fils des de Biolley, à la conférence de Mr Desama.
C’était Biolley, puis il a été anobli par le roi. Il était sénateur, il a fait en sorte que le train vienne jusque Verviers, … et tout ça c’est fini.
Ca explique une grosse partie du déclin, c’est que les industriels sont partis, et on n’a pas remplacé … il y a eu les machines textiles, … qui avaient suivi le rythme économique, fatalement, … puisqu’il fallait des machines, pour tisser, filer, laver, … on a fait toutes les les machines dans la région ici, et donc il y avait une grosse industrie de fabrication métallique, dont j’ai été secrétaire du secteur pendant 35 ans, donc c’est un secteur que je connais bien, c’était typiquement verviétois aussi.
Ca n’a pas empêché le déclin, des années plus tard, ça a complètement disparu. Ca explique un cycle économique… et puis il y avait aussi un facteur déterminant aussi, avec le lavage de la laine , avec un facteur d’acidité de l’eau de la rivière. Elle avait des vertus pour décaper la laine, la nettoyer… c’est comme ça qu’au long de la vesdre on trouve des plantes d’Australie, et les végétations ne répondent pas à la flore locale, et qui sont destructrices des autres plantes locales. On doit essayer d’éradiquer, d’arracher et il ne suffit pas d’arracher, il faut presque la brûler, sinon …
En gros voilà pour l’industrie textile donc c’est vraiment la laine, avant c’était le coton, on a fait aussi … de la soie. On dit souvent âge d’or mais c’était de l’exploitation. Avant guerre, même les enfants travaillaient et parfois il y a eu des accidents… et les enfants travaillaient pieds nus… la moyenne d’âge de survie des habitants, c’était 35 ans.
Sur Pierre Fluche, j ’ai vu la plaque aussi…
C’est nous qui l’avons fait placer, celle là, enfin , nous l’avons financée, … et je me suis arrangé avec Freddy pour le texte, … et il y a aussi place du Martyr, dans le sol, il y a une impasse, place du Martyr, ou il y a un glacier… et là j’ai fait mettre une plaque aussi, c’est pour la fin de la première internationale. Et Pierre Fluche y a participé… c’est un ouvrier qui s’est battu et qui est devenu échevin de la ville de Verviers. Et il a eu une alliance avec les libéraux était au parti ouvrier à l’époque. Le POB a été créé en 1885, et Pierre Fluche, il a chevauché les deux siècles. Et le POB existait déjà. Mais c’étaient des listes communales qui ne portaient pas nécessairement le nom des listes nationales. A cette époque là, c’étaient à Verviers, des libéraux de gauche, enfin des libéraux partisans du suffrage universel, parce que il y en a eu, et des socialistes du POB qui n’étaient pas inscrits comme POB, c’étaient des alliances de personnes plutôt que des alliances de groupes parlementaires comme aujourd’hui. C’étaient des gens qui représentaient des courants d’opinions, Pierre Fluche était syndicaliste, et puis on ne le voulait plus parce qu’il a participé à des grèves… et il était interdit de séjour dans toutes les entreprises. Alors il s’est installé comme cabaretier pour gagner sa vie. Et comme ça, il a connu, tout le commerce local, il y avait beaucoup de bistrots à l’époque, et c’est comme ça qu’il a été le porte-parole des petits indépendants,… et il était toujours de porte-parole des syndicalistes, mais il ne travaillait plus avec eux dans les usines… et en tant que tenancier de bistrot, il était plus proche de certains indépendants … dont la clientèle était aussi des ouvriers, donc … de ce fait,il avait les voix des indépendants aussi, et il était un peu proche de certains libéraux, c’était un genre d’alliance comme ça.
Les grèves de 60.
La loi unique, c’est un peu comme aujourd’hui , c’est l’austérité… on voulait s’en prendre aux allocations de chomage, comme aujourd’hui, la dégressivité, c’est exactement les mems programmes conservateurs pour réduire le pouvoir d’achat des gens, la sécurité sociale, qui existait déjà et qui était déjà développée en 60, le pacte social qui a développé la sécurité sociale, c’est en 44 et les allemands sont toujours là. L’accord a été passé dans la clandestinité… entre les résistants armés, les syndicalistes et certains patrons qui étaient résistants aussi. Donc ce sont des gens qui se connaissaient de la résistance, qui n’avaient pas collaboré avec l’ennemi, et qui avaient donc décidé qu’on allait faire un pacte social pour redemarrer sur un bon pied, pour la reconstruction, … et qu’on allait créer la sécurité sociale, comme il y avait déjà quelques embryons entre les deux guerres… y avait déjà des caisses de chomage, de pensions, de mutuelles, mais chaque région avait la sienne, mais ici c’était vraiment une planification pour tout le territoire, vraiment une structure fédérale pour toute la Belgique. Et ça ça s’est fait en 44, et la sécurité sociale, en 60-61, c’était déjà un rempart contre la pauvreté. Donc à partir du moment où le gouvernement heyskens avec sa loi unique s’emprenait aux allocations de chômage, maladie, etc, et en +, on avait bloqué des salaires, c’étaient vraiment des mesures d’austerité exactement comme aujourd’hui. Quand la droite est au pouvoir ce sont toujours les mêmes recettes… et puis ça a bougé d’une façon un peu imprévue… avec André Renard
On devrait avoir la meme démarche que lui aujourd’hui, de recherche d’une plateforme alternative, avec toutes ses composantes, d’autres partis, les syndicats, que sais-je les mouvements citoyens… il n’en est rien. Personne ne prend d’initiative, … comme Renard était déjà secrétaire national, il avait fait organiser en 54 et en 56, avec deux comités d’études, de la FGTB, donc, pour préparer les deux convois de 54 et 56, pour mettre au point un programme socialiste alternatif, au niveau économique. Et c’était déjà la nationalisation de l’énergie, les chemins de fer, les banques, pour reprendre les choses en main, donc – ça dérangeait le système. Et ce service d’étude, que Renard avait étoffé, il les a coaché lui – même. Il était brillant de ce côté-là, moi je ne l’ai vu qu’une fois. J’étais gamin, donc je ne l’ai pas connu, mais je l’ai vu de loin , et je l’ai entendu. C’étaient des hauts parleurs énormes, comme ça, à l’époque, il n’y avait pas la technologie actuelle…
Et on remplissait la place Saint Lambert, hein ,c était … l’ancienne place Saint Lambert, 35000 personnes, hein. Et donc il met au point avec ses bureaux d’études, les congrès en quesion, et le 2ème, ouvre vraiment la porte vers le fédéralisme. C’est en 56 que les revendications du fédéralisme sont sorties à la FGTB. Qu’on a commencé à appliquer en 73.
Et je suis allé hier à la fête à l’Hotêl de Ville de Liège à l’occasion, on fêtait jean maurice dehousse, qui était premier ministre président de la région wallonne ,et que j’ai gardé des contacts avec lui et il m’avait invité personnellement, on a remémoré un peu tout ça, hier. Et il était renardiste, lui. Et il est plus âgé que moi, il est né en 36, moi en 45. Et lui, il a connu Renard, pas bien connu, mais il l’a connu. Et il était avec Gol, qui pourtant était président des libéraux, mais Gol, Dehousse, Destrée, Dejardin, le groupe des étudiants de gauche, enfin. Ça a été à peu près à la même é&poque qu’il y a eu mai 68 à Paris. Déjà avec la grande grève, les étudiants étaient organisés et avaient fait de grèves à l’université. Donc dans la foulée du convoi de 56, les étudiants, qui étaient syndiqués à la FGTB, il y avait des syndicats d’étudiants, qui étaient résolument identifiés FGTB dont
Avec vraiment un programme alternatif, et des militants qui allaient faire du porte à porte il y avait vraiment une mobilisation , ce qui manque aujourd’hui, donc les services publics , qui étaient fort attaqués par la loi unique, démarrent les premiers. Et tiens toi bien, c’est en Flandre que ça a démarré, les services publics. Cheminots, administrations locales et régionales, les enseignants et j’en oublie, … c’est Gand et Anvers, et puis Renard a démissionné et il a carrément donné sa démission, il ne s’est plus entendu avec Major, et avec les namurois, hein, avec André Genot, ils sont revenus, et ils ont pris le leadership de la grève qui était très différent d’une région à l’autre mais la région de Verviers était très engagée dans le conflit, surtout au niveau de la cgsp et des métallurgistes. Plus que le textile et les autres centrales, la Fgtb , je ne dirais pas qu’elle était coupée en deux, non, mais il y avait des renardistes , et des non-renardistes, plus fidèles à la thèse sociale démocrate avec les socialistes flamands, plus pour retourner au pouvoir et changer la loi unique, ils n’ont rien changé du tout.
Il a gardé sa verve dehousse, il a cité Jaurès et compagnie…
La grève a pu faire sauter le gouvernement, mais on a quand même digéré la loi unique hein. Même les socialistes, n’ont pas changé grand-chose…
Sur Verviers, on était quand même divisés. Et Renard n’est jamais venu , il était prévu. Il y a eu des meetings où ce n’est pas lui qui est venu, mais d’autres, la place du Martyr était remplie d’un bout à l’autre et les rues étaient remplies aussi. Il y avait des gens au C et A, il y avait des gens rue du Marteau, et il y avait des gens à la trémie, là, t’avais des gens pont saint Laurent, et aussi à l’église rue du gymnase, et les meeting se faisaient , où maintenant, c’est aux alentours de la librairie, du côté de la place du Martyr, enfin, ça se faisait par là.
Les photos que j’ai vues elles étaient prises de là. Il n’y avait pas d’embouteillages comme aujourd’hui, on jouait au ballon dans la rue, et quand une voiture passait , on s’arrêtait de jouer et puis on la laissait passer.
C’est fini cette époque.
Moi je dis qu’on est capable de faire ça – quand on fait des débats, on se retrouve 15, 20 … lundi dernier au Floréal, on était 30 j’ai compté, on était pile 30 avec les orateurs.
Donc les ingrédients sont là, ce que Renard a fait en 54 56, il faudrait le refaire aujourd’hui. Mais on n’est pas foutus de faire ça. On bricole chacun un peu dans son coin. On arrive a faire des services d’étude, tu avais des universitaires qui portaient leur concours bénévolement. Mais aujourd’hui ce n’est plus possible, les gens sont gavés par la télévision, les ordinateurs, les tablettes, les technologies, tout le monde vit dans sa bulle. Le loisir individualisé, le commerce individualisé, tout ça fait tourner la machine à sous. Mais les loisirs collectifs, la communication ou on prend la conscience de classes, c’est fini.
Alors les gens qui disent que c’est parce que les gens sont gâtés, qu’ils n’ont pas envie de bouger mais ce n’est pas vrai, ça, on ne fait pas la révolution avec un ventre vide, on fait des révoltes… oui mais la révolution , organisée, pensée, c’est avec la pleine capacité. Comme en 86 quand on est allés mettre le feu au château , dans les mines et compagnie dans le Hainaut…quand il y a eu la grève de la faim, si, hein.
La révolte de la faim, c’était en 86, qui a permis de changer les lois, mais ça n’a pas été une révolte, ça a été une chance de se rebiffer, mais sans programme, rien du tout, les gens sont excédés mais ce n’est pas une révolution, une révolution , c’est quelque chose qui amène une évolution. C était ce que Renard et d’autres essayaient de poursuivre à cette époque là. C’est comme ça qu’on a créé le Mouvement populaire wallon, avec Renard, donc il est revenu, il y a eu des divisions avec le PSB, puis renard est mort en 62 mais le MPW n’a plus eu le même essor. Avec ce qui est resté dans les caisses de l MPW, on a fait toutes les stèles qui sont dans le parcours, donc , celles qui sont dans toutes les communes y compris celle qui est en face de la piscine à Verviers là. Les petites tablettes , le parcours du citoyen, ou je ne sais plus. Ou ils reprennent tous les chapitres de la déclaration des droits de l’homme. C’est avec qq uns qui restaient, on a décidé de faire ça pour faire qq chose avec l’argent , et ça a permis de laisser au moins ce témoignage là pour les écoles pcq il y en a encore qui le font.
En 68, il y a eu une conférence au conservatoire rue Chapuis mais pas grand-chose, des gens de Liège, j’étais en entreprise, et en 68 j’avais déjà fait mon service militaire, et j’avais … c’était une prise de parole qui n’avait débouché sur rien,
À Liège, quelques retentissements, mais c’était plutôt parisien. Même les idées, … c’était un peu dégenté , on se libérait les esprits, mais pour dire de modifier la société ou des aspirations nouvelles … bof, oui il y a eu combendit hein , parlementaire européen, il y avait sauvagot et gaibar …
Rien
Saud combendit qui a continué
Des conflits d’entreprise, vers 70, c’est tout
Chaque région manifestait, mais rien de propre à Verviers
En 74 , je ne vois rien qui mérite d’attirer l’attention, le début des multinationales, on a ouvert les zonings industriels pour lutter contre la crise, et on a vu arriver les premières multinationales américaines,
Et dans le premier zoning c’était celui de petit rechain – et la première ca a été Mercury
La première dans le zoning de p rech.
Ce fut la première américaine, ca a permis de recycler une partie de la main d’œuvre du textile , y compris de la main d’œuvre féminine
Et puis on a créé l’aspi, l’intercommunale, c’est une cotisation par hab, et on a ouvert avec ce les zonings, c’était pour éviter la crise. C’était une façon de réindustrialiser la région, et durant cette période le textile a fini par s’éteindre
Le chômage est devenu permanent, on a gardé a peu pres 100 mille pers au chômage en Belgique, c’est ce qu’on appelle le noyau dur du chômage qui se situe en dessous de 100 mille unités, un peu plus bas.
À cette époque c’étaient des statistiques nationales.
On ne divisait pas.
On parlait du nombre , c’était 80 mille , je me souviens, lors d’une intervention en conférence, je parlais de 80 mille chômeurs en Belgique.
Aujourd’hui on parle de 200 mille rien qu’en Wallonie.
Liberté de circulation de la main d’oeuvre, l’europe se construisait , donc dans les années 70 ce n’est pas pour l’emploi, les immigrés.
Il y a eu le rideau de fer, le pacte de Varsovie, la séparation avec les pays de l’Est. Le pendant de l’Otan c’était le pacte de Varsovie, avec la russie, pologne, … tous les pays de l’est. Il y avait le mur de l’Est, des barbelés la séparation entre le bloc soviétique et l’otan.
Et a Berlin, ça se témoignait au niveau du mur.
Sinon les pays étaient fermés, c’est dans les années 80 que ça s’est fermé.
70 80 , c étaient des gens qui voulaient ; la tv a inondé tout les pays, alors chacun a voulu voir si il y avait mieux ailleurs
Les charbonages fermés, industries, etc. c’est pas dans le textile qu’on les embauchait, les industr traditionnelles se fermaient
La Belgique ne fabrique plus de train, donc ce sont les gens ui sont venus et , il n’y avait pas de boulot, ou dans le tertiere, les grecs c’était les restaurents
On a eu a verviers les marocains, en all c’était les turcs
À l’indép du congo, beaucoup sont venus
Dans les années fin 60 il y a eu beaucoup de noirs, du congo belge à l’époque, donc et il y a eu la question de l’algérie tous les pieds noirs qui se sont sauvés sont arrivés à marseille, on n’a pas eu bcp d’algériens
A verviers c’était ds marocains
À liege des italiens
A bx c’est très différent, encore
Les pays bas avaient leurs colonies aussi, sud africains
Non, l’immigration c’était pas pour la main d’œuvre – ca a été plus vrai en Allemagne, ils avaient des accords bilatéraux, ils fournissaient du charbon,
Après la guerre , en échange de charbon , des hommes
En France , les anciennes colonies aussi , les égyptiens, c’étaient les colonies britanniques
Je suis allé au sénégal, les français sont toujours là, les militaires
On ne peut pas dire qu’il y a eu de portée nationale des évnm a verv depuis la laine
Ilyef-, wathelet-justice, damseaux, trois verv étaient ministres , …
On peut toujours agir au niveau communal, mail faut dire que Verviers n’a plus les moyens, il faut dire que tout le long de la rivière, c’était tous usines… les gens habitaient près des usines, d’abord parce que les déplacements étaient coûteux, les journées harassantes, … il n’y avait pas de voiture, … il y a trois gares, tu avais ensival, le chemin de fer jouait un grand rôle- … les écuries de Biolley elles sont toujours là, c’étaient les bourgeois qui avaient leur voitures. La rue qui monte vers l’abbatoir et l’intervapeur, c’était les écuries de Biolley. Puis tu as la maison de Biolley. Sinon tout le reste c’état tous usines, …
Le projet city mall, moi personnelement je dis au moins, on a un projet, verviers a perdu six, sept ans avec ça, on en a discuté suffisament, mais ça ca a dégradé l’image de la ville, ce moment de non décision, une ville qui ne prend pas de décision pendant six ans, ca ne va pas hein. Quand on peu opposer deux projets , ici, c’était négationniste, ca voulait dire simplement « on ne veut rien » il n’y a pas un projet concurrent. Non, on ne peut pas laisser le truc comme ça. « au printemps » dégradé, là.
Moi je suis d’accord qu’on s’oppose quand on a qq chose a proposer, de mieux
C’est légitime, ça.
A se demander si on n’était pas en gardienne
Une ville sans projet, c’est une catastrophe
Les gens veulent avoir leur petite maison a la campagne, … c’est partout
On avait discuté d’obliger les proprio d’obliger de faire habiter les étages des commerces , et la régie commnale autonome, la ville aurat fait les principaux frais à sa charge, pour travaux, mais les proprio ne veulent rien faire, ils ont un rdch commercial, avant c’étaient des habitations , c’est une pol de logement, mais ça coute, mais quand je vois cb ca coute de faire des logements sociaux et compagnie, moi je crois que ce serait plus maln de réurbaniser les villes et d’utiliser ces immeubles alors que des gens sont sans log ou mal logés – voir politique
On fait des intercomm pour faire des log soc pour reloger les gens, si on commencait par tous ces appart vides . peut etre que les villes seraient plus accueillantes
Breuer veut juste faire sa carrière, il n’a pas l’intention de révolutionner les villes
Il occupe déjà – cumulard – échev, présid cpas, comme il a raté la présidence de l’hopital, on lui a donné l intercomm – et il donne des lecons à tt le monde
C’est trois rémunérations.
Ces gens ils ont leur gueule sur les autres et ils ne se regardent pas, c’est de bas étage, il n’y a pas de pol, il applique les prog de ceux qui ont été battus
Ils ne faut qu’entreprendre ce qui était prévu
Biolley, le théâtre , tout était déjà dans le tuyau
La pol sur verv , qu’est ce que verv a comme projet ?
En 73 , on a fait sur les machnes textiles, un projet de reconversopn,, il y avait nencore des entrep, on avait fait approouver un projet comme ça, il y avait un ministre,
La fusion de ocmmunes aussi, en … c’est la que stemb , pt rech, partie de polleur coupée en deux , une partie sur theux
Ca a été le combat pol qui se sont battus pour que dison et andri ne soient pas sur verv
Jusqu 34 hodi était une commune avec toutes peties fabriques textiles, il y avait un octroi
34 verv a absorbé hodi
Si bien qu il y a tj eu des soc à dison- alros que verviers c’étaient des coalitions
Donc ca a changé un peu les choses, on a commencé à mieux gérer, il y a eu des dév au niveau logement, intervap, on a nettoyé des vieilles fabriques, l pepinster , seul vestige des usines , a dolhain il y avait lavoir et carbonisage de laine
Le batiment du chat de biolley
Il y avait la rue du canal, ou c’est la trémie, il y avait un canal, il a été rebouché, le canal étaie une déviation qui prenait de la rivière , et le canal passait sous terre point st laurent, et ou il y a le c et a c’est pour rappeler le canal, c’était sale, on l’a bouché
Je m’en rappelle un tout peti peu,
On a voulu faire un viaduc qd tu prends l’autoroute à lambermont, il y a un indice, le diverticule, qui a été prévu pour faire le viaduc, ils voulaient couvrir la vesdre jusk ‘lathenée , on s’szt battu avec joris et tout et on a gagné, avec toutes les pétitions, on a pas recouvert la vesdre, pcq on avait prévu de détruire des maisons, etc
On a ouvert la vesdre et on a mis des canalisation ds le fond de la rivière, et ca vadans les stations d’épuration à wegnez notamment, on a kd meme fait de grands travaux, l’intervapeur, le viaduc, mais au niveau économique non, on ne peut pas dire qu’il y a une industr dominante qui a remplacé le textile, autour, oui, mais a part a stembert, l’ancien mabelpap, et il y a petit rechain,
On a anoncé a ceux qui travaillent dans l’usine d’apparels auditifs qu’on les licencie
Avant on avait une bourgeoisie industr, mais c’était des industriels, aujoud’hui c’est spéculatif, actionnaires anonymes , fonds spéculatifs , mettent des ho qui sont de parfaits exécutants
Le dialogue social est foutu à l’air , ça c’est mon métier, … on a plus les vrais interloculeurs, on a des intermédaires
J’ai été secrétaire syndical , j’ai discuté avec des partrons de multinationales, j’ai bien vu la disparitéion des-
La majorité ce sont des multinationales
Sur verv, il y a le rare héritier de traitex , simonis, tj président de la chb de textile ce qu’il en reste
Et sagehomme
Mais tout le reste, faut aller un peu plus loin, à eupen , pour voir un gros employeur là dedans
Verviers n’a meme plus sa chambre de commerce, c’est maintenant une antenne de namur …
On a négocié des heures dans la chb de
On n’est plus que l’ombre de ce qu’on a été
Déjà entre lesdeux guerres le déclin était annoncé
On ne peut pas tirer une conclusion sur une note positive
Avant le barrage de la gileppe appartenait de la gileppe, c’était les lainiers qui l’avaient construits, uis quand ils ont disparu, il y a un acquedu fait il y a 160 ans, avec les pierres de la gil
On a meme du ceder ça à la soc wall de l’eau , ca a été un combat,
Quand on a régionalisé le pays, andré cools a du négocier avec nous, on a décidé de mettre la capitale politique à namur, la capit économ à liege , le social à charleroi onem, forem, et l’eau à verviers, si bien qu’on a la swde à verviers
Et en échange , on a du donner le barrage, maintenant soc publ de gestion de l’eau, rue des écoles à gauche, gros batiment
À l’époque de la laine, c’étaient les patrons qui payaient, c’était leur barrage, et mainetnant… c’est à l’époq de baudoin qu’on l’a rehaussé, il fallais augmenter la capacité, on alimente pas seulement ververs, verv n’aurait pas géré tous ces investissemnets
Nous n’aurions pas pu le rembourser nous-mêmes, …
On a décidé de mettre capitale
On avait une banque nationale
Tu devais aller quelque part, tu allais chercher ta devise
La banque drèze , les usines drèze étaient rue des fabriques
Avant l’<EIB, c’était drèze, famille de lainiers comme
Musée de la laine, jean vallée est né là,
Il y avait 26000 travailleurs de l’industr text ds la rég
+ les autres secteurs
Le verre, etc
Tout a disparu
C’est partout en europe
Tous les bassins miniers
Dans la rue renkin, juste à coté , il y avait une rue qui s’appelait la rue … des minieres, car mnes de fer
La rue des carrières
La rue du marteau, c’était un marteau pour battre le fer, une grosse forge, il fallait des pieces métalliques pour les machines textiles